miércoles, 25 de abril de 2018

En 20 años...bienestar a pequeñas dosis

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Dans Brave New World (Le Meilleur des mondes), le roman d’anticipation d’Aldous Huxley sorti en 1931, le soma maintient les individus dans un état de béatitude productive et garantit l’harmonie sociale. 
Dans le nouveau blockbuster Black Panther, actuellement au cinéma, «l’herbe cœur», une plante qui ne pousse que dans la nation de Wakanda, confère au roi ses qualités de guerrier. Que ce soit pour réduire les tourments, améliorer les performances, stimuler la créativité ou déverrouiller des facultés de l’esprit, l’usage de substances psychotropes hante la fiction et les représentations du futur.

Ver:

Cinema Paradiso: Sin límites (Limitless) / Neil Burger

NZT una píldora...de película: Limitless / Sin límites (para el Marketing, al menos)


«En matière de drogue, les signes de ce qui nous attend sont déjà perceptibles aujourd’hui. Le human enhancement est déjà une réalité», souligne le journaliste britannique Johann Hari, auteur de La Brimade des stups: Premiers et derniers jours de la guerre contre la drogue aux Editions Slatkine & Cie. 

Les campus américains ont vu une explosion du «dopage intellectuel»: des étudiants détournent la Ritaline ou l’Adderall – des médicaments employés pour traiter les troubles du déficit de l’attention – pour stimuler leurs capacités cognitives et augmenter leur productivité. 
Barbara Sahakian, professeure de neuropsychologie clinique à l’Université de Cambridge le formule ainsi: «Les humains améliorent leurs performances avec du Viagra, leur corps avec la chirurgie esthétique et leurs capacités neurologiques avec de la Ritaline. A l’avenir, nous achèterons des drogues intelligentes avec notre café, le matin

Ver:

Lifestyle drugs: Pongamos, por ejemplo, que hablo de...Katovit


Du LSD au bureau

Dans la Silicon Valley, c’est déjà pratique courante. Le phénomène du microdosing a émergé au cours des cinq dernières années et pourrait bien préfigurer la manière dont les drogues seront utilisées dans un avenir proche. Il consiste à prendre, de préférence le matin, une petite quantité de MDMA (composante de l’ecstasy), de LSD ou de psilocybine (principe actif des champignons hallucinogènes). Tout est dans le dosage: juste assez élevé pour améliorer ses performances au travail, mais pas trop, pour éviter l’effet planant de la drogue, handicapant au bureau.

Ver:

Adiós a Sasha Shulgin (Berkeley, California, 1925 - 2014)


Les adeptes du microdosing sont surtout des jeunes en pleine ascension professionnelle dans un univers ultra-compétitif. Comme ces substances ne sont pas – pas encore? – vendues en pharmacie avec une notice d’emballage, ils se retrouvent sur des forums en ligne pour échanger des informations sur les doses à prendre, les écueils à éviter, ou simplement partager leurs expériences.(...)

Ver:
Todo sobre LSD en PHARMACOSERÍAS

«Le LSD, ce n'est pas le diable» Dr. Peter Gasser


Francesco Panese, professeur d’études sociales de la médecine et des sciences à l’Université de Lausanne, parle d’«équipement moléculaire de la vie». Il voit dans ce phénomène «l’alliance d’un anticonformisme héritier du mouvement hippie et d’un courant néolibéral mû par des objectifs de performance. Le joint entre ces deux tendances, c’est l’individualisme et la quête du contrôle de soi.» C’est aussi, selon lui, le reflet d’un changement dans la perception des drogues.

Au cours des dernières années, avec la remise en question de la prohibition des stupéfiants et la légalisation du cannabis dans plusieurs Etats américains, on assiste à une dédramatisation de la toxicomanie. «Les frontières entre drogues légales et illégales se brouillent, remarque de son côté Frank Zobel, directeur adjoint d’Addiction Suisse. La «défonce» n’est pas vraiment le terme de l’époque. Nous sommes davantage dans une quête d’expérimentation, de bien-être ou d’émotions. Les consommateurs sont plus divers, curieux et prêts à essayer, mais aussi soucieux de leur santé et avides d’informations.» 
Aux Etats-Unis, dans les Etats qui ont légalisé l’herbe, par exemple, l’image de ce produit a changé, il est devenu plus acceptable: «On voit des personnes âgées faire leurs emplettes dans des shops de cannabis», ajoute le spécialiste.



Todo sobre marihuana en PHARMACOSERÍAS


Lois dépassées

Alors demain, tous sous LSD à la cafétéria? Les jeunes de la Silicon Valley s’interrogent. Dans les témoignages sur les forums en ligne, certains se demandent pourquoi une substance aux effets secondaires potentiellement dévastateurs comme l’Adderall se trouve en pharmacie, et pas la psilocybine, par exemple. Un mouvement, encore quasiment invisible hors des cercles d’initiés, milite pour la légalisation des champignons magiques. Steve Rolles en est convaincu: après le cannabis, il préfigure le prochain débat entre prohibitionnistes et tenants d’une régulation du marché. Le signe, selon lui, que les lois sont dépassées par la réalité et que les autorités ont besoin en urgence d’un regard neuf: «Les drogues ne vont pas disparaître. Le grand défi à l’avenir, pour les pouvoirs publics, sera de trouver des modèles de régulation appropriés de tous les stupéfiants, en fonction de leur dangerosité.». 
A quoi ressemblerait une société où toutes les drogues seraient légales? «Les consommateurs n’iraient pas les acheter dans une ruelle sombre mais à la pharmacie, comme des médicaments. Elles deviendraient ennuyeuses», imagine Steve Rolles.

L’essayiste britannique Johann Hari pense que l’approche prohibitionniste des stupéfiants s’effondre sous le poids de son inefficacité. «Le gouvernement américain a dépensé des milliards dans la répression. Mais à la fin, il n’est même pas capable d’empêcher la drogue de circuler dans ses prisons

Ver:
Millennials y drogas...

Et pendant ce temps, la MDMA maintient l’élite de la Silicon Valley dans un état de béatitude productive. A moins qu’elle ne lui permette d’inventer des remèdes contre l’addiction, ou alors les drogues du futur. Et, qui sait demain, les paradis artificiels seront peut-être virtuels? (Más)
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