miércoles, 13 de mayo de 2015

Genéricos: Mercado "alborotado", al borde de un ataque de...fusiones / TEVA & Mylan


Le marché des génériques en bouleversement 

Willy Boder 

 
Les mouvements de fusion s’intensifient dans ce segment du marché pharmaceutique en mutation 

L’une des plus grosses transactions de l’année du secteur pharmaceutique est sur la table. Le groupe israélien Teva, numéro un mondial sur le marché des médicaments génériques devant le Suisse Sandoz, filiale de Novartis, insiste depuis le 21 avril pour verser 40,1 milliards de dollars aux actionnaires de Mylan

 La société israélienne, à la recherche de relais de croissance après la perte du brevet de Copaxone, médicament contre la sclérose en plaques, entend acquérir la société américaine Mylan, spécialisée dans les génériques. Pour l’instant, cette offre non sollicitée est rejetée dans un climat de critiques acerbes par lettres ouvertes commençant par «Dear Erez», prénom du patron de Teva, ou «Dear Robert», prénom du directeur général de Mylan

 Ce dernier relaie les remarques de certains analystes financiers sur la culture d’entreprise particulière de Teva qui se marierait très mal avec le management à l’américaine de Mylan. Si les deux sociétés fusionnaient, Teva se détacherait nettement de Sandoz en tant que leader incontesté du marché des génériques. Avec un chiffre d’affaires annuel cumulé de quelque 28 milliards de dollars, le groupe se situerait en neuvième position de l’ensemble des entreprises pharmaceutiques mondiales, derrière Johnson & Johnson, numéro un, suivi de Novartis, Roche et Pfizer

 Ce mouvement illustre une forte tendance de transactions dans le secteur des génériques qui suscite soudain l’intérêt des investisseurs en raison de trois moteurs de croissance: la pression sur les prix dans les pays développés, les besoins des pays émergents en médicaments efficaces à bas prix, et l’arrivée sur le marché des biosimilaires, copies de médicaments biotechnologiques difficiles à reproduire mais dégageant une plus grande marge bénéficiaire. 

 Selon une récente étude de la banque Bordier, le marché des génériques sera soutenu par des pertes de brevets de 20 milliards de dollars par an. Les biosimilaires, dont les prix sont de moitié inférieurs à ceux des médicaments originaux, apporteront «un second souffle» à l’industrie, analyse Bordier, qui évalue leur potentiel entre 11 et 25 milliards de dollars d’ici à 2020. (Más)
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