miércoles, 23 de julio de 2014

PHARMA: Productividad I&D en duda.../ Le Temps (2)


La quête est incessante. L’homme tente de repousser la maladie dans ses derniers retranchements, mais malgré les énormes progrès de la médecine et les découvertes scientifiques des centres de recherche universitaires et de l’industrie pharmaceutique, de nombreuses maladies restent incurables. Le décryptage du génome humain, annoncé en juin 2000, et publié en 2003, n’a pas provoqué la percée scientifique immédiate que beaucoup attendaient. Mais les progrès effectués dans la compréhension des mécanismes biologiques complexes qui conduisent au dysfonctionnement du corps humain, même si le chemin est plus long que prévu, sont évidents. 

Franz Humer, ancien patron de Roche, affirmait ce printemps: «Il était impossible d’imaginer, il y a quarante ans, lorsque j’ai commencé à travailler dans l’industrie pharmaceutique, où nous en sommes aujourd’hui. Et dans quarante ans, les gens qui examineront la manière dont nous traitons de nombreuses maladies aujourd’hui diront que nous étions au Moyen Age.» 


  • Les grands groupes pharmaceutiques, comme Pfizer, Merck, Bayer ou Roche, créés il y a plus de cent ans, ont le plus souvent fondé leur essor sur la commercialisation d’une découverte révolutionnaire à leur époque. Ce fut la pénicilline pour Pfizer, qui a transformé la lutte contre les infections, l’aspirine pour Bayer, qui a permis de traiter la douleur, ou la vitamine C et la découverte d’antibiotiques pour Roche

  • La phase suivante de croissance de cette industrie, au début des années 2000, est liée au lancement de médicaments efficaces contre des affections touchant une large population, en particulier les maladies cardiovasculaires, le diabète ou l’élimination du «mauvais» cholestérol. C’est sur cette base que le groupe américain Pfizer est devenu numéro un mondial, non pas en inventant des médicaments, même si le Viagra est sorti de son laboratoire européen, fermé en 2011, mais en achetant des entreprises qui possédaient la perle rare. 

  • La course aux médicaments contre le cancer, qui regroupent aujourd’hui plus du tiers des molécules en développement, constitue la troisième étape majeure du développement de l’industrie pharmaceutique. En achetant la biotech américaine Genentech, Roche a pris la tête de ce mouvement, suivi par Novartis, entré un peu par hasard dans ce secteur il y a une dizaine d’années grâce au développement du Glivec, médicament contre une forme de leucémie. 

  • La recherche de l’industrie pharmaceutique est entrée depuis peu dans une nouvelle phase,
    la médecine personnalisée, grâce à l’exploitation des profils génétiques des patients pour développer des médicaments ciblés. Ces nouvelles techniques scientifiques font notamment appel à une stimulation biologique, via l’activation ou la désactivation de mécanismes immunitaires, pour lutter contre une forme précise de maladi
    e.
(...)

La productivité reste cependant faible puisque 10% seulement des nouveaux médicaments qui sont testés sur des êtres vivants terminent la course d’obstacles d’efficacité et de sécurité, et peuvent être commercialisés. L’espoir de l’industrie est donc de pouvoir accéder, à moyen terme, aux vastes banques des données de santé de la population pour parvenir à faire le lien entre un profil génétique, désormais peu coûteux à réaliser, et le développement de telle ou telle maladie. La mise au point de nouveaux médicaments avec de meilleures chances de succès en serait grandement facilitée.
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Ver anterior:

El gran "resurgimiento" de la industria farmacéutica / Le Temps

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