miércoles, 30 de enero de 2013

Pildoras de 3ª y 4ª...

C'est un puissant et rassurant bruit de fond qui n'a jamais cessé. Pourquoi les médecins ont-ils continué de prescrire à la moitié de leurs jeunes patientes des pilules de troisième et quatrième génération, en dépit des recommandations contraires de la Haute Autorité de santé (HAS) depuis 2007 ? Sans doute parce que les alertes sur la dangerosité de ces contraceptifs ont été couvertes par une autre musique, omniprésente : le discours des gynécologues les plus médiatiques de France.

Ver:
BAYER: Problemas con las mujeres.Y todo por culpa de...Yasmin


  Ces experts qui, à la télévision comme dans les revues médicales, congrès ou journées de formation continue, n'ont cessé d'assurer que les pilules de 3e et 4e génération présentaient moins d'effets secondaires que les précédentes, et étaient mieux tolérées par les femmes. Ces leaders d'opinion qui n'évoquaient les risques que pour les minimiser et jamais ne rappelaient la nécessité de renoncer à toute prescription en première intention.

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CONTRE TOUTE ÉVIDENCE

Si ces experts très médiatiques persistent à nier l'évidence scientifique et à inciter au non-respect des recommandations de la HAS, ce serait parce "qu'ils sont payés par l'industrie pharmaceutique pour être ses porte-parole". Voilà la conviction de Martine Hatchuel, coprésidente de l'Association nationale des centres d'interruption de grossesse et de contraception (Ancic), que partage le docteur Philippe Foucras, fondateur du Formindep, pour une information médicale indépendante : "Quand les leaders d'opinion expriment d'autres avis que ceux de la science, c'est souvent qu'ils sont influencés par les laboratoires qui les rémunèrent comme consultants." Le Monde a retracé l'activité récente de ces experts : il apparaît a minima qu'ils ont tissé des liens étroits avec les laboratoires. Israël Nisand, dont le nom est constamment associé à la communication des firmes Effik et HRA Pharma, revendique sereinement cette proximité. "J'ai des intérêts avec tous les laboratoires qui m'aident à organiser des congrès dans ma ville", a-t-il dit au congrès Infogyn 2012.

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LE COUP D'APRÈS

Les laboratoires, qui gardent le silence sur la polémique, sont passés à l'étape stratégique suivante. Désormais, ils promeuvent massivement les "pilules monophasiques à l'estradiol naturel", affichant sur leur publicité le visage radieux de jeunes femmes allongées dans l'herbe. Qlaira (de Bayer), arrivée sur le marché depuis 2009, et Zoely (Teva-Theramex), vendue depuis 2012, reprennent le rôle de la pilule miracle précédemment joué par celle de 4e génération, avec un bonus écologique dans l'air du temps.



La même mécanique se remet en route... Marketing forcené des laboratoires. Leaders d'opinion montant massivement en appui. Vidéos dithyrambiques sur le site des "Samedis de la contraception". Déclarations des docteurs Nisand et Letombe, déjà convaincus que ces pilules dites naturelles ont "moins d'effets secondaires". (Más)

Ver también

  Manifiesto de ginécologos en Francia en respuesta al artículo

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